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La boulangerie-pâtisserie française connaît depuis quelques années une fulgurante expansion sur le territoire national mais aussi dans le monde entier. Ce développement est littéralement sans frontières, puisqu’il concerne tout autant l’Amérique du Sud que l’Asie, en passant par les Etats-Unis et les Emirats Arabes Unis, le Koweït ou le Qatar, sans la Russie, la Roumanie ou encore l’Italie ! Plusieurs raisons peuvent expliquer ce phénomène qui peut être pris en compte après avoir validé son CAP Boulanger.

Nous vous les dévoilons ci-après.

Les raisons du du développement de la boulangerie à l’étranger

C’est d’abord la mondialisation qui a rendu possible cette ouverture de pays de tradition culinaire très différentes de la nôtre aux produits français. Les Asiatiques, par exemple découvrent ainsi les plaisirs du pain et de la viennoiserie, totalement absents de leur alimentation jusqu’alors.

En lien avec la mondialisation, la hausse du niveau de vie des classes moyennes de nombre de ces pays permet à de nouvelles populations d’avoir accès à la gastronomie. Que ce soit dans les restaurants, mais aussi à la maison, en s’initiant à des produits qui représentent un petit luxe quotidien. Retrouvez sur notre blog nos conseils pour devenir boulanger à l’étranger !

Exemples inspirants de boulangers français ayant réussi à l’étranger

La conjonction de ces deux facteurs a permis à quelques précurseurs audacieux d’ouvrir la voie, suivie ensuite par de nombreux candidats. Découvrez leurs exemples inspirants ci-dessous ainsi que leurs précieux conseils pour ouvrir une boulangerie à l’étranger !

Bien choisir son partenaire dans le pays d’implantation de la boulangerie

L’un des premiers à tenter l’aventure, et à brillamment la réussir, fut Eric Kayser. Il possède aujourd’hui 3 fois plus de boulangeries hors de France qu’en France (120 contre 30) ! Celui-ci insiste sur l’importance d’avoir un partenaire fiable dans le pays où l’on veut s’installer. Bien choisir son partenaire est donc primordial ! Il faut aussi savoir que, selon lui, l’ouverture de la première boutique est toujours l’opération la plus compliquée.

La connaissance du terrain est une autre clé de réussite

Rodolphe Landemaine est un autre exemple de réussite. Une réussite également fondée sur un partenariat sans failles, puisqu’il travaille avec sa propre épouse, elle-même boulangère et d’origine japonaise. Rodolphe Landemaine est propriétaire de 11 magasins à Paris, 2 en région parisienne et un à Tokyo, ainsi que, dans cette même ville, de l’école « Levain d’antan ». Il pointe lui aussi l’importance de la connaissance du terrain où l’on veut s’implanter. En effet, outre une excellente maîtrise de la langue locale, c’est aussi la connaissance du droit en vigueur dans le pays qui fera la différence ! C’est pourquoi, il faut vraiment bien connaître le pays ou trouver un partenaire fiable sur place.

Savoir s’adapter au pays, ses goûts et coutumes

Il faut aussi savoir faire preuve de souplesse, et adapter ses habitudes et ses produits aux habitudes locales. Ainsi, Pascal Tepper, propriétaire de boulangeries à Dubaï, Abu Dhabi, ainsi qu’au Qatar et au Liban, a su proposer des produits spéciaux en fonction des fêtes religieuses, en particulier au moment du Ramadan. De son côté, Eric Kayser a d’emblée proposé dans ses boutiques japonaises des gâteaux moins sucrés que dans ses magasins français. Il y vend également un croissant au thé vert adapté au goût japonais.

Tirer profit des produits locaux pour renforcer son implantation

Enfin, comme le remarque Gontran Cherrier, qui a fondé à Singapour l’enseigne « Tiong Bahru Bakery by Gontran Cherrier », et a ouvert des boutiques au Japon, en Corée du Sud et bientôt en Australie, utiliser des produits locaux peut être un moyen de renforcer son implantation. Bref, il s’agit dans tous les cas d’apporter au pays concerné une tradition culinaire purement française, mais en fabriquant les produits localement et sans heurter les habitudes culturelles en place.