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Formation à la cuisine pour adultes

Se former aux métiers de la cuisine en tant qu’adulte, c'est possible !
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FORMATION SOUMISE AU CONTRÔLE
PEDAGOGIQUE DE L’ÉTAT

Chambre de métiers et de l'artisanat

PARTENAIRE DE LA CHAMBRE DES METIERS
ET DE L’ARTISANAT DES YVELINES

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ÉCOLE EN LIGNE PRIVÉE
DÉCLARÉE AU RECTORAT DE PARIS

CUISINER POUR LE PLAISIR, MAIS EN PROFESSIONNEL AVEC UNE FORMATION !

Vous aimez cuisiner depuis toujours, vous faites la joie de votre famille et l’admiration de vos invités. Et pourtant vous  n’avez jamais osé envisager, autrement qu’en rêve, d’en faire votre profession ? Obtenez votre formation en cuisine pour adulte afin de faire de votre passion un métier !

Le Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP) cuisine est le sésame qui vous permettra de concilier rêve et indépendance financière. Grâce au CAP Cuisine de YouSchool, vous pourrez enfin conjuguer passion et profession.

Savoir cuisiner pour sa famille et ses amis est peut-être une condition nécessaire. Mais ce n’est pas une condition suffisante pour pouvoir en faire son métier. Ce savoir-faire en cuisine doit être un point de départ, validé par une formation.

En effet, le secteur de la cuisine est très exigeant. Les normes de sécurité et d’hygiène y sont particulièrement cruciales, puisque l’un des risques est celui d’une intoxication alimentaire, si celles-ci n’ont pas été respectées. Pour cette même raison, les contrôles sont fréquents et inopinés Il faut donc les anticiper en permanence.

De plus, les consommateurs, bien plus informés qu’auparavant. Adeptes des nouvelles technologies, ils sont friands des nombreuses émissions consacrées à la cuisine sur le petit écran. De ce fait, ils sont de plus en plus exigeants du point de vue de la qualité des prestations culinaires proposées.

C’est pourquoi, si vous souhaitez exercer dans ce secteur, n’hésitez plus à faire une formation en cuisine pour adulte ! Totalement adaptée à vos exigences et à vos contraintes, elle vous permettra de devenir un véritable professionnel de la gastronomie.

Assurer la satisfaction des clients, c’est aussi être capable d’assurer une présence active et visible sur les réseaux sociaux. Ceci vaut autant pour la communication avec les consommateurs qu’avec les fournisseurs.

Les techniques culinaires et de conservation changent quant à elles rapidement. Il faut donc se tenir constamment informé de l’actualité en cette matière. Cela implique une préparation encadrée par des professionnels du secteur.

C’est pourquoi, quelle que soit l’expérience que l’on a acquise précédemment, les diplômes dont on est titulaire et le niveau de responsabilités que l’on vise dans le secteur de la restauration, on a tout à gagner à passer le CAP Cuisine. C’est la seule formation qui permette de connaître les techniques de base du métier de cuisinier, à tous les niveaux.

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LES QUALITÉS REQUISES POUR TRAVAILLER DANS LE SECTEUR DE LA CUISINE

ÊTRE PASSIONNÉ PAR LA CUISINE

La première chose est la passion de la cuisine et de la restauration en général. Comme toutes les reconversions professionnelles, qu’il s’agisse d’une formation pâtisserie, boulangerie, petite enfance ou autre qui s’effectuent souvent au prix d’une diminution au moins temporaire du niveau de vie, la reconversion dans le domaine de la cuisine ne peut reposer sur une motivation tiède. Que l’on veuille monter son propre restaurant ou une boutique d’artisan-traiteur, être cuisinier ou faire le service, le chemin sera aussi passionnant qu’exigeant. Exigeant aussi bien en termes d’efforts, de confort de vie que, dans certains cas, d’investissement financier. Aussi faut-il avoir la passion de son nouveau métier chevillée au corps, pour être à même de surmonter les embûches et de réussir son projet après une formation en cuisine pour adulte.

AVOIR UNE EXCELLENTE CONDITION PHYSIQUE

Le professionnel de la cuisine doit ensuite impérativement avoir une bonne forme physique.
La vie en cuisine exige :

  • d’être très souvent debout,
  • de porter de nombreux ustensiles comme des casseroles et des plats,
  • d’éplucher et de couper des fruits, des légumes ou tout autre aliment,
  • d’avoir des horaires parfois très décalés, impliquant à la fois de se lever tôt au petit matin et de se coucher tard.

ÊTRE DISPONIBLE

Il doit conjointement avoir une grande disponibilité, car l’amplitude horaire, dans les métiers de la restauration, est très importante. Elle l’est encore plus si l’on décide d’ouvrir son propre restaurant. Cela implique de consacrer du temps non seulement à la préparation des plats et au service, mais aussi à la recherche de fournisseurs, à la diffusion sur les réseaux sociaux, à la décoration et au marketing.

AVOIR LE GOÛT DU CONTACT ET DU TRAVAIL EN ÉQUIPE

Le futur cuisinier (ou la future cuisinière) doit aussi avoir le goût du contact, tant avec le reste de l’équipe qu’avec sa hiérarchie, les fournisseurs et les clients de l’entreprise. Le travail de la restauration est presque toujours collectif, il faut donc savoir gérer les relations avec les autres, être fédérateur et posséder un esprit d’équipe.

La cuisine, même si on la fait payer, est aussi affaire de générosité : comme le disait le célèbre gastronome Jean Anthelme Brillat-Savarin, « Convier quelqu’un, c’est se charger de son bonheur pendant tout le temps qu’il est sous votre toit. ».

ÊTRE RIGOUREUX ET PRÉCIS

Rigueur, précision et organisation sont des qualités indispensables pour réussir dans la cuisine, domaine où l’erreur n’est pas permise. En effet, le verdict tombera immédiatement, de la bouche des clients. De plus, la gestion de la préparation et du service de plusieurs repas en même temps exige un grand sens de la hiérarchisation des tâches et de leur déroulé dans le temps.

ÊTRE UN FIN GOURMET DOUBLÉ D’UN ARTISTE DANS L’ ÂME

N’oublions pas le principal : le professionnel de la cuisine est généralement lui-même un gourmet, et il doit en tout cas avoir la capacité d’apprécier si un mets ou un plat a le goût recherché.
Si la maîtrise du classicisme gastronomique est indispensable (l’un des grands classiques de Joël Robuchon est ainsi… la purée de pommes de terre)  un zeste de folie ne saurait nuire.

Les professionnels les plus doués sont ceux aussi qui ont une âme d’artiste, et qui osent associer des textures et des saveurs jamais encore combinées : ainsi, dans le cadre du festival des chefs « Taste in Paris », le chef colombien Juan Arbelaez, chef du restaurant Plantxa à Boulogne-Billancourt, a présenté un « paleron de bœuf confit avec amour, sardines fumées, crumble au café », le chef étoilé Ryuji Teshima, du restaurant parisien Pages, un « Saint-Honoré légumier », et le chef étoilé Thibault Sombardier, du restaurant parisien Antoine, un « Saumon confit, betterave fumée, raifort et navet » tout aussi original.

CAP cuisinier en ligne

LE SECTEUR DE LA CUISINE RECRUTE, FORMEZ-VOUS !

Le CAP cuisine adulte peut vous mener à des métiers très divers, de la préparation des repas au service, de la vente à emporter au restaurant trois étoiles, du statut de salarié à celui de chef d’entreprise. Trouver un métier n’est en tout cas pas un problème lorsque l’on valide un CAP Cuisine. En effet, en 2014, le métier de cuisinier était l’emploi le plus recherché en France, et le secteur ne cesse de se développer depuis.

En mars 2016, le Centre d’Information et de Documentation Jeunesse (CIDJ) prévoyait, dans son Guide des secteurs qui recrutent,  224 000 postes à pourvoir d’ici 2022 dans ce secteur.  En 2016, l’hôtellerie-restauration devrait créer 56 000 emplois. Autant dire que le chômage n’est pas en vue pour ce domaine d’activité ! Une bonne raison de plus de se former à la cuisine en tant qu’adulte!

La restauration constitue la majeure partie du secteur. Elle englobe les restaurants gastronomiques, les restaurants de ville ou de quartier, mais aussi les cafétérias, la restauration collective, ainsi que les cafés et les bars, désormais nombreux à proposer une restauration rapide.

reconversion pro cuisinier

MÉTIERS ET RÉMUNÉRATION

Les métiers de la restauration sont très variés, entre gestion des stocks et des relations avec les fournisseurs, gestion du personnel, préparation en cuisine, service… Ils peuvent avoir le statut d’artisans, de salariés ou de saisonniers.

Les débouchés après votre CAP cuisine candidat libre ou initial varient également en fonction du lieu d’exercice. Vous pouvez exercer en restauration commerciale, du simple snack-bar au restaurant étoilé, en passant par le restaurant de région, le restaurant de quartier, le restaurant appartenant à une chaîne, mais aussi en restauration collective (aux horaires plus compatibles avec une vie de famille) et chez les traiteurs.

SE FORMER POUR TRAVAILLER EN CUISINE

Le débouché le plus facile à obtenir est celui de commis de cuisine, généralement employé en CDD dans un premier temps. Notre CAP cuisine pour adulte est en effet la voie royale pour une formation commis de cuisine. Il existe ensuite toute une échelle de métiers que l’on pourra occuper les uns après les autres, si l’on est dynamique et ambitieux : premier commis, demi-chef, chef de partie (celui-ci s’occupe d’une partie du repas, par exemple les desserts), second et enfin chef cuisinier.

Ces métiers exigent d’aimer travailler de ses mains, d’aimer la créativité, et d’accepter le travail collectif et l’existence d’une hiérarchie, dont on pourra gravir les échelons.

Un commis de cuisine, chargé de l’entretien de la cuisine et de la préparation des ingrédients destinés aux plats, gagne entre 1050 et 1400 euros nets.

Le chef de partie, chargé de la préparation d’un type de plats précis (les viandes, les poissons, les sauces…) gagne entre 1100 et 1800 euros.

Le chef cuisinier ou chef de cuisine, responsable de l’ensemble de la préparation des plat, et qui supervise le travail  de l’équipe présente en cuisine, gagne de 1200 à 10400 euros mensuels nets, selon le lieu où il exerce. A Paris, il gagne en moyenne 2500 euros ; de 3000 à 5000 euros s’il travaille dans un restaurant gastronomique.

LA GESTION DE RESTAURANT NÉCESSITE UNE FORMATION EN CUISINE

Le directeur de restaurant, qui peut être indépendant (restaurateur) ou salarié (exploitant de restaurant, responsable de restaurant dans les collectivités), doit aimer gérer les stocks et le personnel, être à l’aise avec la planification et l’organisation, la comptabilité et les ressources humaines (il rédige les plannings du personnel), et être capable d’assumer le rôle de responsable et de décideur. Il sera amené à organiser des cocktails ou réceptions, lors desquels il accueillera lui-même les groupes. Il doit aussi faire connaître son établissement auprès du public, en faisant à celui-ci de la publicité. Ses revenus sont très variables en fonction de son statut, mais ils sont en général confortables.

FAIRE UNE FORMATION EN CUISINE POUR TRAVAILLER EN SALLE

Barmen, sommeliers, chefs de rangs, maîtres d’hôtels (tous ces métiers de la cuisine se déclinent évidemment au féminin) sont au contact direct des clients, et assurent le bon déroulé du service.

Le barman (la barmaid pour une femme) débute à 1140 nets. Il doit savoir s’habiller, avoir une attitude décontractée, aimer le contact avec les clients, et éventuellement parler un peu une langue étrangère.

Le sommelier connaît très précisément les vins, qu’il aime et qu’il sait surtout associer aux plats choisis par les clients. Il est souvent chargé des achats de vins. Il doit avoir le sens du contact, afin de conseiller au mieux les clients, tout en tenant compte des préférences de ces derniers. C’est lui qui fait goûter le vin aux clients au début du repas, selon le rituel œnologique destiné à préserver et à mettre en valeur le goût du vin, pour s’assurer que celui-ci leur convient. En début de carrière, un assistant sommelier débute à 1140 nets, mais il a ensuite des perspectives importantes de progression : un chef sommelier peut gagner jusqu’à 3500 euros, plus encore s’il travaille dans un restaurant renommé. Les débouchés sont quasiment assurés dans la sommellerie, qui peut s’exercer en restaurant, chez un caviste ou même en grande distribution.

Le chef de rang est responsable d’un groupe de tables, pour lesquelles il contribue au service et supervise le travail des commis de cuisine. Il assure la préparation des tables, vérifie la propreté de la vaisselle et des couverts, accueille les clients et prend les commandes, s’enquiert de la satisfaction et du bien-être des clients, qu’il peut renseigner en détail sur le menu, édite l’addition et encaisse le paiement. Il faut être en bonne forme physique, savoir affronter des situations de flux tendu. Il commence à 1150 euros nets, mais a devant lui de bonnes perspectives de carrière (notamment en devenant maître d’hôtel).

Le maître d’hôtel coordonne l’ensemble du service, accueille et installe les clients, leur donne la carte des mets et des vins, orchestre le travail des commis, des chefs de rang et des sommeliers, prend les commandes. Dans les petits restaurants, il fait souvent office de sommelier. Il doit donc savoir gérer les relations humaines et diriger une équipe, avoir une excellente présentation et un sens du contact très développé. Il débute autour de 2000 euros.

FAIRE ÉVOLUER SA CARRIÈRE PAR DES FORMATIONS COMPLÉMENTAIRES EN CUISINE

On peut gravir les échelons internes au métier non seulement par son seul talent, mais aussi en effectuant des formations complémentaires et spécialisantes (appelées « mentions complémentaires » ou MC). Celles-ci durent un an, et on les passe après avoir obtenu le CAP Cuisine.

Il existe sept mentions complémentaires qui compléteront votre formation à la cuisine pour adultes  :

  • art de la cuisine allégée,
  • cuisinier en desserts de restaurants,
  • employé-traiteur pour la cuisine,
  • accueil-réception,
  • organisateur de réception,
  • employé barman et sommelier.

Les ajouter à son CV permet d’évoluer dans son métier, en changeant de tâche ou se consacrer à celles que l’on préfère effectuer et d’améliorer son salaire.

Pour ceux qui veulent monter leur propre entreprise, il sera très utile de passer le « brevet professionnel » de cuisinier, formation de deux ans consécutive à un CAP. Dans tous les cas, le CAP Cuisine, formation cuisinier pour adulte, est le sésame qui vous donnera accès à toutes ces possibilités.

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EXPORTER LA CUISINE FRANÇAISE À L’ÉTRANGER : UNE VOIE DE PLUS EN PLUS SUIVIE

Vous le savez sans doute, depuis 2010, le « repas gastronomique des Français » a été inscrit par l’Unesco au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. C’était une grande première, car aucune tradition culinaire n’avait jamais encore été inscrite sur cette liste. De fait, la cuisine française est l’une des plus réputées dans le monde, les restaurants français sont présents dans tous les pays du monde, et l’exportation de la cuisine française s’envole aujourd’hui plus que jamais.

La maîtrise de la cuisine française, ou au moins de certains plats, est considérée par les chefs du monde entier comme un gage de qualité et même d’excellence, tout comme l’usage de produits authentiquement français (vins, fromages, foie gras…). Les chefs étrangers ont, pour beaucoup, étudié la cuisine française dans l’une des nombreuses écoles de cuisine française, à Paris ou dans leurs antennes à l’étranger (Cordon bleu, qui est présent partout dans le monde, Ferrandi à Paris, l’Institut Paul Bocuse près de Lyon…).

Les restaurants français à l’étranger sont quant à eux souvent considérés comme les plus raffinés, et de ce fait les plus loués et les plus coûteux. Or ces restaurants sont généralement possédés et tenus par des Français, qui recrutent tout ou partie du personnel parmi des Français.

Si la plupart des grands chefs ont des antennes à l’étranger (Joël Robuchon et Alain Ducasse notamment), les ambassadeurs les plus puissants de la gastronomie française à l’international ne sont pas toujours les plus connus. Ainsi Daniel Boulud et Jean-Georges Vongerichten à New York, ont fait fortune dans la restauration, avec respectivement 32 et 10 restaurants, à New York, mais aussi Palm Beach, Miami, Pékin ou Singapour pour le premier, Thaïlande, Hong Kong et Singapour pour le second. On peut encore citer Eric Ripert à New York, propriétaire du célèbre restaurant new yorkais de poissons Le Bernardin, qui anime également l’émission « Avec Eric », suivie par 3 millions de téléspectateurs chaque semaine et a même fait une apparition dans la série de HBO Treme). Quant à Alain Caron, à Amsterdam, figure charismatique de l’émission « Masterchef » aux Pays-Bas, il est devenu une star télévisuelle.

Témoin de cet engouement pour la cuisine française dans son ensemble : la demande toujours croissante de boulangerie-pâtisserie française à l’étranger. Amérique du Sud, Asie, Etats-Unis, Australie, tous les continents s’ouvrent à une gastronomie jadis, pour certains, inconnue d’eux, mais désormais objet de convoitise, et accessible grâce au progrès économique et à la mondialisation.

Le groupe Holder, par exemple, avec son enseigne Paul, ou encore les boulangers-pâtissiers Eric Kayser (une centaine de boutiques dans vingt pays), Rodolphe Landemaine (onze boutiques à Paris et une à Asnières, et au Japon l’école Levain d’antan, implantée au cœur de Tokyo, ainsi qu’une autre boutique à Tokyo) ou les frères Benaïssa, qui, après avoir travaillé douze ans dans la restauration chez Accor, ont repris des études de pâtisserie à l’école Ferrandi, avant de monter l’entreprise Vendôme Paris, premier réseau de boulangerie française aux Emirats arabes unis (quatre boutiques actuellement).

Parmi les Français qui s’expatrient, dont le nombre croît de façon notable depuis une vingtaine d’années, 80%, selon l’INSEE, dans une étude effectuée en 2013, concernaient des personnes entre 18 et 29 ans,  en période, donc, d’activité débutante ou déjà installée. Une autre étude, effectuée cette fois en 2014 par la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, montre que le chômage et l’absence de perspective figurent parmi les raisons qui motivent les départs à l’étranger des Français.

De plus, universités et écoles diverses incluent désormais toutes un passage par l’étranger dans leur cursus, et la maîtrise d’une ou de plusieurs langues étrangères, ainsi que l’expérience de l’international, sont recherchées par les employeurs, surtout dans un secteur comme celui de la cuisine, qui est intimement lié à celui du tourisme.

Cette tendance à l’expatriation ne concerne pas seulement les diplômés de grandes écoles ou d’écoles de commerce, mais aussi d’autres types de salariés souvent moins diplômés : « la tentation du grand large ne concerne pas que les cadres en « costume-cravate » : elle s’étend aussi aux serveurs, aux barmen, aux techniciens, aux informaticiens, etc. Les métiers manuels ne sont pas à l’écart de la vague. Les meilleurs ouvriers de France ont désormais eux aussi leur association internationale, en Amérique du Nord, où une vingtaine d’entre eux se sont envolés, portés par la renommée de l’Hexagone pour les métiers de bouche. Même les Compagnons du devoir doivent désormais suspendre leur traditionnel tour de France afin de passer une année à l’international, où ils approfondissent leur apprentissage de la chaudronnerie, de la maroquinerie ou de la pâtisserie. Cinq cents d’entre eux ont fait le choix de s’installer à l’étranger. » (LesEchos.fr, « Pourquoi l’étranger fait de plus en plus rêver les jeunes Français », Nathalie Silbert, 03/09/2014).

Outre l’intérêt de l’expérience en elle-même, et la recherche de débouchés plus nombreux qu’en France, les salaires et les possibilités de progression peuvent aussi être plus attrayants : « A Dubaï, Elodie, qui travaille au restaurant La Petite Maison, partage le même constat. « Ici, la promotion est plus facile : je suis passée chef de rang au bout de deux mois, alors qu’en France j’aurais attendu deux ans », estime-t-elle. Et, dans le petit émirat, la jeune femme, élevée dans une famille nombreuse, a trouvé des conditions de vie très avantageuses. « Je suis nourrie, blanchie. Mon logement est fourni. Et l’entreprise me paie un aller-retour pour la France gratuit », dit-elle. » (Ibidem)

LA PÉRIODE DE FORMATION À LA CUISINE EN MILIEU PROFESSIONNEL

Cette période de mise en pratique des enseignements reçus lors de votre formation à la cuisine pour adulte est obligatoire, et d’une durée de quatorze semaines. Quatre semaines au moins sur cette période doivent être effectuées au cours de la première année de préparation. C’est l’établissement de préparation du diplôme qui est chargée de trouver à l’étudiant un lieu de stage, et le stage fait obligatoirement l’objet d’une convention de stage de formation professionnelle pour Adulte. Le stagiaire est considéré comme un étudiant et ne peut en aucun cas être salarié de l’entreprise.

Il peut y avoir une dispense de stage pour les candidats en formation continue, si ceux-ci peuvent prouver qu’ils sont au moins six mois d’expérience professionnelle dans le secteur de la cuisine et de la restauration. Cependant, même si l’on remplit les conditions pour être dispensé du stage, il n’est pas forcément conseillé de s’en passer, car l’expérience du stage est précieuse. En effet, elle permet de se confronter aux réalités du métier que l’on envisage de choisir, en en voyant toutes les facettes (passionnantes, mais aussi contraignantes). Le stage peut aussi, dans le meilleur des cas, déboucher sur une proposition d’embauche.

Le stage effectué dans le cadre du CAP Cuisine peut d’ailleurs être précédé, dans le cadre d’une reconversion professionnelle, par une Évaluation en Milieu de Travail (EMT). C’est une sorte de stage de 2 semaines destiné à évaluer la viabilité et la solidité du projet de reconversion, et proposé aux chômeurs. Ceux-ci sont accueillis par l’entreprise (qu’ils doivent démarcher eux-mêmes), sans rémunération, mais ils continuent à toucher leurs indemnités chômage.

Ce stage en cuisine est déterminant, non seulement pour l’évaluation du jury de diplôme, et pour l’apprentissage que l’on y fait, mais aussi et surtout pour l’immersion que l’on y fait dans le milieu dont on aspire à faire partie. Avec un bilan parfois contrasté : ainsi Laurent, 26 ans, diplômé d’une grande école d’ingénieurs en projet de reconversion professionnelle dans la cuisine, mais sans aucune expérience dans ce secteur, a effectué un stage de 2 semaines (dans le cadre d’un EMT) dans un restaurant étoilé de province.

Il a découvert l’organisation minutieuse qui préside au fonctionnement d’un grand restaurant, et s’est vu confier des tâches diverses, souvent intéressantes, mais aussi parfois répétitives et physiquement éprouvantes. Il a pris conscience des sacrifices que la vie de restaurant implique pour la vie familiale et sociale, de la dureté des relations hiérarchiques entre certains membres de l’équipe, et été frustré de ne pouvoir effectuer que des tâches partielles dans la préparation des plats ; en effet, seuls les « meilleurs », les plus expérimentés, se voient confier les tâches les plus convoitées, telles que la découpe et la cuisson des viandes et des poissons, ou le dressage des desserts.

En revanche, il a aussi vécu une belle solidarité avec certains de ses « collègues », si bien que, finalement, cela n’a pas entamé sa vocation, au contraire consolidée par la confrontation aux aspects les moins attrayants du métier : « Cela étant, j’ai aimé cuisiner, travailler des produits magnifiques, utiliser mes mains, mes sens, ne pas rester derrière un ordinateur assis toute la journée. Et surtout, j’ai aimé le “coup de feu”. J’ai été surpris que certains stagiaires n’aiment pas cela d’ailleurs. Pour moi tout est là. Exploiter au mieux la mise en place qui a été faite dans la journée, et délivrer en le moins de temps possible une assiette parfaitement dressée, une cuisson irréprochable. C’est là qu’est l’adrénaline. C’est là qu’est le plaisir du cuisinier. » (Critique-gastronomique.com, Vincent Delmas, « L’expérience d’un stagiaire en cuisine dans un restaurant étoilé », 13 mars 2015).