Educateur jeunes enfants (EJE)

À l’instar d’autres métiers de la petite enfance comme celui d’auxiliaire de crèche ou d’assistante maternelle, l’éducateur jeune enfant (EJE) travaille auprès des chérubins pour assurer leur développement général. Découvrez comment devenir EJE avec un CAP Petite Enfance (AEPE) et plus d’explications sur ce métier extrêmement prisé par les recruteurs du secteur.

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Le métier d’éducateur jeunes enfants

L’EJE a pour rôle principal d’encadrer les jeunes enfants. En outre, il a en charge l’organisation des activités au sein des lieux où il travaille comme : les crèches, les hôpitaux, les halte-garderie, les ludothèques, les foyers de l’enfance, les pouponnières, ou encore les centres spécialisés.

Que fait l’éducateur de jeunes enfants au quotidien ?

L’EJE, par le biais de jeux et d’activités d’éveil, guide l’enfant vers l’apprentissage du langage et stimule sa créativité. Il l’accompagne également dans l’appropriation d’habitudes d’hygiène, de sécurité et de vie en société.

Les nombreux échanges avec les parents des enfants permettent d’assurer une continuité éducative tout en respectant le milieu familial, social et culturel de ces derniers. L’EJE doit par conséquent être doté d’un excellent relationnel : outre les échanges nombreux et réguliers avec les parents, il sera amené à échanger aussi avec ses collègues et supérieurs hiérarchiques tout au long de sa carrière.

Les qualités de l’éducateur jeunes enfants

Pour exercer comme EJE l’amour des jeunes enfants n’est pas suffisant ! En effet, patience, créativité, pédagogie, autorité, disponibilité et résistance à la fatigue nerveuse et physique sont des qualités indispensables à posséder pour s’épanouir professionnellement.

Vous devrez également aimer le travail en équipe car vous serez amenés comme nous vous l’indiquions ci-dessous à échanger régulièrement avec vos différents collègues au sujet du développement des enfants, leurs progrès quotidiens ou encore les difficultés rencontrées par ces derniers.

Toutes ces qualités sont travaillées chez YouSchool au cours de votre formation pour devenir EJE. Le but recherché étant de faire du titulaire du CAP AEPE un diplômé directement employable en sortie d’études. Le + de YouSchool : une fois le CAP Petite Enfance en poche, si vous n’êtes pas embauché, votre formation vous sera intégralement remboursée !!

Comment obtenir le diplôme d’EJE après le CAP ?

Vous vous demandez comment évoluer avec un CAP Petite Enfance ? Votre objectif professionnel est devenir EJE ? Quelle formation suivre pour exercer ce métier de la petite enfance qui vous fait rêver ? Pour pouvoir accéder au métier d’éducateur jeunes enfants, il faut passer le concours d’entrée EJE après le CAP Petite Enfance et faire les 3 années de formation.

En effet, si vous souhaitez avoir des bases solides en petite enfance avant de vous lancer dans cette carrière, il est préférable de suivre auparavant une formation de type CAP AEPE (Accompagnant Éducatif Petite Enfance).

Au programme de la formation EJE

Durant ces trois années consacrées à l’apprentissage du métier d’éducateur jeunes enfants, votre formation contiendra à la fois des enseignements théoriques et de la pratique via plusieurs périodes de stage.

La formation EJE théorique (d’une durée de 1500 heures) s’articule autour de différents domaines de formation entièrement tournés vers les jeunes enfants (action éducative, accompagnement, la communication, dynamique du secteur). Pour compléter votre parcours et vous préparer intégralement à exercer ce métier de la petite enfance, 16 semaines de stage sont obligatoires (soit 2100 heures).

Enfin, vous obtenez votre Diplôme d’état d’éducateur de jeunes enfants et démarrez votre nouvelle vie professionnelle !

Devenir EJE : Témoignage vécu

Émilie, éducatrice de jeunes enfants (EJE), témoigne de son expérience dans une interview :

D’où t’es venue l’envie de travailler dans le social ?

« Devenir éducatrice de jeunes enfants (EJE) est le fruit d’une longue réflexion depuis le collège. Le désir de me former à un métier du secteur social a rapidement été là, j’ai obtenu mon bac ES, mais j’ai ensuite hésité entre plusieurs fonctions : éducateur spécialisé ? Éducateur de jeunes enfants ?

J’ai finalement opté pour une formation autour de l’enfant : son développement et son cheminement vers l’adolescence me passionnait. Pour moi, il était essentiel de partir du commencement. Autrement dit, approfondir tous les stades de développements : moteur, psychologique, sensoriel, affectif, etc. »

Tu es pro depuis un peu plus de 2 ans, quel regard portes-tu sur ton métier ?

« Je suis professionnelle depuis Mai 2012. J’ai intégré une crèche sociale dans un quartier du 92. Cette structure permet aux familles précaires de s’insérer professionnellement et socialement.

Le métier d’EJE est dynamique, nous sommes toujours en mouvement, cérébral comme physique. Les divers problèmes, quels qu’ils soient, animent le quotidien. Sans cela nous ne servons à rien et le métier serait ennuyant. Je ne m’étais pas fait une image parfaite du métier. Nous l’apprenons en centre de formation, mais beaucoup d’étudiants prennent conscience de cela après, en étant sur le terrain. Ils prennent alors leur poste comme une désillusion et changent de branche. Malheureusement, il faut y être préparé.

Nous sommes tous les jours entourés (d’humains !) et il faut savoir gérer. Se gérer soi-même, mais aussi savoir manier la communication interne et externe. Pouvoir s’adapter à chaque individu, chaque caractère, chaque humeur du jour. Nous sommes des repères pour les équipes, pour les parents et les enfants. Et nous sommes le relais de la direction.

C’est un métier à plusieurs casquettes où nous devons être capables de nous remettre en question. Ce n’est pas facile tous les jours, mais il y a une certaine satisfaction à voir évoluer chaque membre d’une équipe, chaque enfant et d’apprendre au quotidien sur soi. »

Raconte-nous une journée type…

« Chaque jour ne se ressemble pas. Il y a bien évidemment une journée type que l’on suit pour donner des repères aux enfants. Mais il faut être souple et toujours s’adapter aux différents évènements qui animent la journée (pluie, soleil, maladie, fatigue, excitation, absence…).

Pour ma part, en tant qu’EJE, je ne suis pas affiliée à une section. Je tourne toutes les semaines dans les 3 sections de la crèche. Le matin alors je prends le temps d’accueillir les familles qui ont des questions. Je prends le relais de la direction qui n’est pas encore arrivée. Je prends les messages importants et règles quelques soucis de « paperasse ».

Ensuite, en section, j’observe et participe à mettre en place des activités. Je peux être amené à détecter des maladies ou maux divers des enfants, telle que la varicelle. À la suite de mes observations et des questions de l’équipe je mets en place et conduis une réunion à thème par semaine.

Les après-midis je peux parfois me détacher pour travailler sur mes observations ou sur un éventuel projet professionnel (exemple : le partenariat avec la médiathèque de la ville…) et autres. Mes journées sont assez chargées, surtout lorsque la direction n’est pas présente. Il faut que je gère la crèche notamment, ce qui n’est pas de tout repos. »

Les qualités selon toi pour exercer ce métier ?

« Être éducateur de jeunes enfants n’est pas un métier facile tous les jours … Néanmoins, c’est le cas aussi pour de nombreuses professions en France. Pour ce métier, et supporter le quotidien ainsi que tous les acteurs de ce dernier, je pense qu’il faut une certaine maturité. Pouvoir se remettre constamment en question, de prendre les autres en considération sans jugement et avec une certaine perspicacité.

Bien évidemment, être patient, ne pas vouloir rapidement et immédiatement des résultats. Car ce que l’on met en place avec les équipes peut ne pas fonctionner dans l’immédiat, et il faut alors retourner en arrière, oser et ne pas avoir peur d’échouer. Échanger, communiquer. Cela est essentiel pour ce métier. Nous ne pouvons rien faire seul.

Écouter, être ouvert. Certains oublient que plusieurs idées, bonnes ou mauvaises, font bon ménage. L’éducateur doit être capable de dynamiser un groupe, de soutenir toutes les idées pour pouvoir en faire quelque chose. C’est ça travailler ensemble et en équipe.  » (source : « Emilie, éducatrice de jeunes enfants », supsante.com, 19/12/2014)

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