Poursuivre ses études après son diplôme infirmier IFSI : Spécialisation, formation continue et passerelles
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Formation continue en tant qu’infirmier
La formation continue permet aux infirmiers diplômés d’État (IDE) de développer leurs compétences sans reprendre un cursus universitaire long.
Concrètement, il s’agit de formations professionnelles accessibles en quelques jours, semaines ou mois, selon la spécialité choisie.
Pourquoi suivre une formation continue ?
- Monter en compétence dans un domaine précis.
- Se spécialiser dans un service particulier (psychiatrie, bloc opératoire, soins à domicile…).
- Accéder à un nouveau poste ou à davantage de responsabilités.
- Actualiser ses connaissances scientifiques et/ou médicales.
- Préparer une reconversion professionnelle progressive.
La formation continue est particulièrement adaptée aux professionnels en exercice souhaitant évoluer tout en conservant leur activité.
Parmi les formations continues proposées :
Parentalité
La formation accompagnement à la parentalité représente une voie d’évolution pertinente pour un infirmier souhaitant travailler davantage dans la prévention, la santé publique et le soutien aux familles.
Cette spécialisation permet d’intervenir autour des 1000 premiers jours, de la santé mentale des parents, du lien parent-enfant et de la prise en charge émotionnelle post-partum.
Elle s’inscrit dans le champ sanitaire et social et constitue un nouveau domaine pour les infirmiers désirant élargir leur pratique vers l’accompagnement éducatif et relationnel.
En bref
La formation
Parentalité
- Certification reconnue par l'État.
- Durée de formation : 35 heures.
- Réalisable toute l'année.
- Formation asynchrone.
Formation éligible CPF
Votre éligibilité à une prise en charge CPF dépend de votre situation professionnelle.
Contactez-nous pour que nos conseillers pédagogiques vous accompagnent dans vos démarches.
Santé mentale
La santé mentale est un secteur majeur du système de santé publique.
Une formation complémentaire en psychiatrie, en gestion des troubles anxieux ou en accompagnement des patients en souffrance psychique permet de renforcer ses compétences cliniques.
Dans un contexte marqué par les crises sanitaires et l’augmentation des besoins, cette spécialisation offre de réels débouchés en établissement hospitalier, en secteur médico-social ou en libéral.
Pratique clinique
Il est possible de suivre des formations très ciblées selon le service dans lequel vous exercez. Ces formations complémentaires permettent d’améliorer la qualité des soins et la prise en charge des patients.
Parmi les formations en pratique clinique :
- Plaies et cicatrisation.
- Escarres et ulcères.
- Brûlures.
- Douleur aiguë et chronique.
- Soins palliatifs et fin de vie.
- Oncologie et chimiothérapie.
- Dialyse et néphrologie.
- Cardiologie.
Cette liste n’est pas exhaustive : chaque domaine médical peut disposer de programmes spécifiques.
Gériatrie et handicap
Le vieillissement de la population et l’augmentation des maladies chroniques rendent la spécialisation en gériatrie particulièrement stratégique.
Une formation continue dans ce domaine peut permettre d’approfondir :
- La prise en charge de la maladie d’Alzheimer et des troubles neurocognitifs.
- L’accompagnement des personnes en situation de handicap moteur.
- L’autisme et les troubles du neurodéveloppement.
- Les soins à domicile et la coordination médico-sociale.
Ces compétences sont très recherchées en EHPAD, en service hospitalier, en SSIAD ou en exercice libéral.
Santé scolaire
Devenir infirmier scolaire représente une autre voie d’évolution. Ce poste, exercé au sein de l’Éducation nationale, implique un concours spécifique. L’infirmier scolaire joue un rôle clé en matière de prévention, d’éducation à la santé et de suivi des élèves.
Il intervient notamment sur :
- La santé mentale des adolescents.
- Les actions de prévention.
- Les situations de harcèlement ou de mal-être.
- L’accueil des élèves en situation de handicap.
Santé au travail
La santé au travail constitue également un débouché important. L’infirmier en entreprise participe à la prévention des risques professionnels, à la surveillance de l’état de santé des salariés et à l’amélioration des conditions de travail.
Une formation complémentaire permet d’acquérir des connaissances en ergonomie, risques psychosociaux et réglementation sanitaire.
Médecine esthétique
La médecine esthétique attire de plus en plus d’infirmiers et d’infirmières en quête d’évolution.
Certaines pratiques sont accessibles sous conditions strictes et en collaboration avec un médecin. Les formations portent notamment sur :
- Les techniques d’injection (selon cadre réglementaire).
- Les soins esthétiques avancés.
- La prise en charge cutanée.
Médecine humanitaire
Vous souhaitez donner un nouvel élan à votre carrière ? La médecine humanitaire peut représenter un véritable projet professionnel.
Des formations spécifiques préparent à :
- L’intervention en contexte de crise sanitaire.
- La gestion des urgences internationales.
- L’action sociale et sanitaire en milieu précaire.
Sophrologie
Certains infirmiers choisissent de compléter leur parcours par une formation en sophrologie.
Cette compétence peut s’intégrer dans un exercice libéral ou en établissement, notamment dans l’accompagnement de patients souffrant de douleurs chroniques ou de stress.
Elle permet d’élargir son champ d’intervention vers la santé mentale et le bien-être.
Hypnose thérapeutique
L’hypnose thérapeutique est de plus en plus utilisée en milieu hospitalier.
Elle peut intervenir dans :
- La gestion de la douleur.
- La préparation aux examens médicaux.
- L’accompagnement des soins invasifs.
Une formation certifiante est indispensable pour exercer cette pratique dans un cadre éthique et sécurisé.
Exercice libéral
Devenir infirmier ou infirmière libérale constitue une évolution fréquente après plusieurs années d’exercice.
Une formation complémentaire peut être nécessaire pour :
- Comprendre la gestion administrative et comptable.
- Maîtriser la réglementation.
- Préparer son installation.
- Gérer la relation patient à domicile.
L’exercice libéral demande autonomie, rigueur et sens des responsabilités, mais offre une grande liberté d’organisation.
Spécialisation pour infirmier et infirmière
Après l’obtention du diplôme d’État infirmier, il est également possible de s’orienter vers une spécialisation reconnue.
Contrairement à la formation continue, ces parcours nécessitent souvent :
- Une expérience professionnelle minimale.
- Un concours ou une sélection sur dossier.
- Un engagement sur une ou deux années d’études supplémentaires.
Important à comprendre :
Les spécialités infirmières confèrent un grade master, mais elles ne sont pas toujours reconnues comme un master universitaire classique. Il s’agit d’un diplôme d’État spécifique à la profession.
1. Infirmier en pratique avancée (IPA)
L’infirmier en pratique avancée exerce avec un champ de compétences élargi.
Accessible après plusieurs années d’expérience, cette formation de niveau master permet d’intervenir dans des domaines comme :
- Les pathologies chroniques stabilisées.
- L’oncologie.
- La psychiatrie et la santé mentale.
- Les soins primaires.
L’IPA participe au suivi des patients, adapte certains traitements et travaille en collaboration étroite avec les médecins.
C’est une voie idéale si vous souhaitez évoluer vers davantage de responsabilité clinique.
Prérequis
- Être titulaire du diplôme d’État infirmier.
- Justifier d’au moins 3 années d’exercice professionnel à temps plein (ou équivalent temps plein).
- Candidater via une université habilitée à délivrer le diplôme d’IPA.
- Sélection sur dossier et parfois entretien.
Débouchés
- Exercice en établissement de santé.
- Collaboration renforcée avec les médecins.
- Suivi de patients chroniques.
2. Infirmier puériculteur (IPDE)
La spécialité de puéricultrice s’adresse aux infirmiers souhaitant travailler auprès des nouveau-nés et jeunes enfants.
La formation dure généralement un an et permet d’exercer :
- En maternité.
- En service de pédiatrie.
- En PMI.
- En crèche ou structure d’accueil petite enfance.
Prérequis
- Être titulaire du diplôme d’État infirmier (ou sage-femme).
- Réussir le concours d’entrée en école de puériculture (épreuves écrites + entretien oral).
- Aucune durée minimale d’expérience obligatoire, mais elle est fortement recommandée.
Débouchés
- Maternité.
- Service de pédiatrie.
- PMI.
- Structures d’accueil petite enfance.
3. Infirmier anesthésiste (IADE)
L’IADE intervient en bloc opératoire et en salle d’intervention.
Après plusieurs années d’expérience, l’infirmier peut intégrer une formation exigeante de deux ans.
L’infirmier anesthésiste :
- Prépare et surveille l’anesthésie.
- Participe aux urgences vitales.
- Intervient en réanimation.
Il s’agit d’une spécialisation technique, avec un haut niveau de responsabilité médicale.
Prérequis
- Diplôme d’État infirmier.
- Justifier de 2 ans minimum d’exercice professionnel à temps plein (au 1er janvier de l’année du concours).
- Réussir un concours très sélectif comprenant épreuve écrite et orale.
Débouchés
- Bloc opératoire.
- SMUR.
- Réanimation.
4. Infirmier en bloc opératoire (IBODE)
L’IBODE travaille en bloc opératoire aux côtés des chirurgiens.
Cette spécialité permet :
- De préparer les interventions.
- D’assurer la sécurité du champ opératoire.
- De gérer le matériel chirurgical.
La formation dure environ 18 mois à deux ans selon le parcours. Elle convient aux infirmiers attirés par l’environnement technique et chirurgical.
Prérequis
- Diplôme d’État infirmier.
- Sélection sur dossier et parfois épreuves d’admission.
- Expérience professionnelle conseillée (souvent en milieu chirurgical).
Débouchés
- Exercice en bloc opératoire public ou privé.
Les formations passerelles
Le diplôme d’État d’infirmier ouvre l’accès à des passerelles vers d’autres études supérieures.
Ces dispositifs permettent d’intégrer une autre filière sans repartir totalement de zéro. L’admission se fait généralement :
- Sur dossier.
- Après entretien.
- Parfois via un concours spécifique.
Les places sont limitées et la sélection exigeante, mais ces voies offrent de réelles opportunités de changement de carrière.
Comment fonctionne le système de passerelle en médecine après IFSI
Grâce au grade de licence du diplôme infirmier, il est possible de candidater à une admission parallèle en deuxième ou troisième année d’études de médecine.
La sélection repose sur :
- Le parcours universitaire.
- L’expérience professionnelle.
- Un dossier motivé.
- Un entretien oral.
Cette passerelle permet de s’orienter vers des métiers de la santé sans reprendre depuis la première année, même si le niveau attendu reste très élevé.
Les passerelles possibles avec le diplôme d’infirmier sont :
Kinésithérapeute
Ce métier reste dans le domaine de la santé, avec un fort ancrage en rééducation et prise en charge fonctionnelle.
Selon les établissements, une admission parallèle peut être envisagée. Une sélection sur dossier et entretien est généralement requise.
Sage-femme
La profession de sage-femme attire les infirmières intéressées par la périnatalité.
Des passerelles existent vers les études de maïeutique, sous conditions strictes et selon les universités. La formation reste exigeante et comprend un cycle universitaire complet jusqu’au diplôme d’État de sage-femme.
Chirurgien-dentiste
Avec une passerelle vers les études d’odontologie.
Comme en médecine, l’accès se fait via une sélection nationale sur dossier et entretien.
Le cursus universitaire reste long (plusieurs années), mais le diplôme infirmier constitue un atout solide en matière de connaissances médicales.
Ostéopathe
L’ostéopathie représente une voie de reconversion plus indépendante.
Les infirmiers peuvent intégrer une école d’ostéopathie agréée. La durée de formation varie selon les établissements et l’expérience antérieure peut parfois permettre des allègements de cursus.
Cette option attire les professionnels souhaitant exercer en cabinet, avec une approche plus globale du patient.
Master après la formation d’infirmier IFSI
Grâce au grade de licence obtenu avec le diplôme d’État infirmier, l’accès à l’université est possible.
De nombreux masters sont accessibles aux infirmiers diplômés souhaitant évoluer vers des fonctions d’encadrement, de recherche, d’expertise ou de management.
L’admission se fait généralement :
- Sur dossier.
- Selon l’expérience professionnelle.
- Parfois après un entretien.
Master Management des organisations de santé
Ce master universitaire est accessible aux infirmiers justifiant d’une expérience professionnelle.
Enseignements :
- Gestion d’équipe.
- Pilotage de projet.
- Management des établissements de santé.
- Gestion budgétaire et ressources humaines.
Débouchés :
- Cadre intermédiaire.
- Responsable de service.
- Directeur adjoint d’établissement.
Ce parcours est adapté aux infirmiers souhaitant évoluer vers des postes à responsabilité.
Master Droit sanitaire et social
Ce master universitaire permet de se spécialiser dans le domaine juridique de la santé.
Enseignements :
- Droit hospitalier.
- Responsabilité médicale.
- Éthique et réglementation sanitaire.
- Politiques publiques de santé.
Débouchés :
- Juriste en établissement de santé.
- Expert en droit de la santé.
- Responsable conformité.
Cette voie convient aux infirmiers intéressés par les questions juridiques et la gouvernance du système de santé.
Master Recherche et Innovation dans les Soins (RIS)
Ce master s’adresse aux professionnels souhaitant s’orienter vers la recherche en sciences infirmières.
Enseignements :
- Méthodologie de recherche.
- Analyse de données.
- Évaluation des pratiques professionnelles.
- Innovation en santé publique.
Débouchés :
- Coordinateur de recherche clinique.
- Chargé de mission en santé publique.
- Poursuite vers un doctorat.
Ce parcours est idéal pour ceux qui souhaitent contribuer à l’évolution des pratiques et au développement des connaissances infirmières.

